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Notes pour l’allocution d’ouverture au Conseil national des aînés

L’honorable Marjory LeBreton, C.P.

Leader du gouvernement au Sénat et secrétaire d’État (Aînés)

Le 25 mai 2007

SOUS RÉSERVE DE MODIFICATIONS

Bonjour à tous et bienvenue.

Je suis certaine que c’est un très grand jour pour vous tous. En tout cas, pour moi, ça l’est.

Lors de la dernière campagne électorale fédérale – qui nous semble désormais très loin – notre gouvernement a promis de créer un poste de ministre responsable des aînés, qui puisse parler en leur nom et défendre leurs intérêts auprès des membres du Cabinet.

Le 5 janvier, le premier ministre Harper m’a convoquée à Rideau Hall où j’ai été nommée secrétaire d’État aux Aînés, et c’est avec un grand honneur que j’ai accepté d’endosser cette immense responsabilité.

Au cours de cette même élection – où j’ai eu l’occasion d’accompagner le premier ministre Harper lors de sa tournée nationale et de rencontrer des aînés et d’autres personnes – nous avons déclaré que nous créerions un Conseil national des aînés pour conseiller le nouveau gouvernement du Canada sur des enjeux d’importance nationale qui touchent les aînés.

Aujourd’hui, je regarde autour de moi dans cette pièce, et je suis fière de dire que nous avons tenu parole.

C’est un grand jour pour moi, et je suis certaine que c’est également un jour mémorable pour chacun de vous. Aujourd’hui, vous siégez à cette assemblée en tant que membre du Conseil national des aînés du Canada.

Le mandat du Conseil national des aînés consiste à conseiller le gouvernement sur des enjeux d’importance nationale pour les aînés canadiens.

Votre rôle en tant que membres du Conseil consiste à veiller à ce que les politiques, les programme et les services du gouvernement répondent aux besoins en constante évolution des aînés, et à ce qu’ils parviennent à relever les défis auxquels le Canada se trouve confronté sous l’effet d’une population qui croît et qui vieillit rapidement.

Ce n’est pas une mince affaire.

Toutefois, lorsque je vous regarde ici dans cette pièce, je sais que nous avons un Conseil qui est plus que capable de répondre aux attentes élevées que les Canadiens ont placées en nous, et plus particulièrement les aînés.

Jean-Guy Soulière, notre président, est un ancien fonctionnaire à la réputation imminente qui a fait ses preuves parmi les aînés canadiens et d’autres groupes d’aînés.

Il apporte à notre Conseil des aînés plus de 29 années d’expérience administrative dans la fonction publique, ainsi que 15 années à servir directement les intérêts des aînés.

Je sais que je peux compter sur Jean-Guy pour diriger notre Conseil des aînés et obtenir des résultats pour les aînés du Canada parce que c’est exactement ce qu’il s’est efforcé de faire pendant les 15 dernières années de sa vie : représenter les aînés, défendre leurs intérêts et travailler pour obtenir des résultats.

Depuis 2002, Jean-Guy a présidé le Congrès des organismes nationaux d’aînés, qui est l’un des plus grands réseaux d’aînés du pays. Depuis 1994, il a représenté les retraités canadiens en tant que directeur exécutif de l’Association nationale des retraités fédéraux.

J’espère que la nomination du chef de l’un des plus grands réseaux d’aînés du Canada montre que notre gouvernement prend très au sérieux la capacité du Conseil des aînés à faire participer les aînés et les groupes d’aînés d’un océan à l’autre.

Et même s’il parle au nom des aînés depuis pratiquement 20 ans, Jean-Guy sera le premier à vous le dire : il est encore loin d’être un aîné lui-même!

Lorsque le ministre Solberg, le ministre Clement et moi-même avons entrepris de nommer quelqu’un pour présider notre Conseil, nous savions que nous avions besoin de quelqu’un qui savait diriger. Quelqu’un qui était écouté des aînés et des groupes d’aînés et qui était capable d’amorcer un dialogue pour que ce Conseil puisse soumettre des recommandations à notre gouvernement qui soient à la fois réelles et réalistes.

Réelles, parce qu’elles offrent des avantages tangibles et immédiats aux aînés canadiens.

Et réalistes, parce que ce sont des recommandations qui prennent en compte la population très diversifiée des aînés canadiens, le rôle unique des provinces et leurs relations avec le gouvernement fédéral, ainsi que les engagements que notre gouvernement a pris devant les aînés, y compris les réalités auxquelles se trouve confronté tout gouvernement qui doit équilibrer ses décisions dans l’intérêt de tous les Canadiens.

Chers membres du Conseil, lorsque vous vous acquitterez de vos responsabilités – rencontrerez des experts, consulterez des groupes d’intervenants – je m’attends à ce qu’un grand nombre d’entre vous trouve que les aînés, de manière générale, sont un groupe relativement satisfait.

Ils ont travaillé dur, économisé de manière responsable et sont optimistes sur leur avenir.

Un récent sondage du magazine Macleans a montré avec quelle confiance les aînés canadiens quittent le marché du travail et ouvrent un nouveau chapitre de leur vie.

Soixante-dix pour cent des aînés qui ont répondu au sondage de Macleans ont déclaré avoir l’impression de s’être suffisamment préparés à leur retraite. Pratiquement la moitié des personnes interrogées ont déclaré avoir suffisamment de ressources pour s’offrir une retraite confortable et plus de la moitié des personnes de 65 ans et plus ont également déclaré pouvoir mener une vie décente.

Seulement 20 p. 100 des Canadiens interrogés avaient fortement l’impression de n’avoir pas pris les mesures nécessaires pour s’assurer une retraite confortable.

Il semble également que pour de nombreux aînés, avancer en âge signifie également devenir plus sages! Plus de 70 p. 100 des personnes entre 18 et 44 ans interrogées par McLeans ont déclaré voir un lien évident entre l’argent et la capacité à profiter au maximum de la vie. Toutefois, à peine la moitié des personnes âgées de 65 ans et plus se sont déclarées d’accord avec cette affirmation.

Je crois fortement que lorsque notre Conseil national des aînés débutera son travail et qu’il parlera aux aînés, il arrivera à des conclusions similaires : à savoir que la majorité des aînés canadiens sont un groupe relativement optimiste, qu’ils travaillent dur, paient leurs impôts, et souhaitent passer le reste de leur vie dans la sérénité, la stabilité et la sécurité.

Depuis son entrée en fonction en février 2006, notre gouvernement n’a pas seulement tenu ses engagements de campagne mais il a également tenu ses promesses sur plusieurs mesures importantes pour les aînés qui contribueront à alléger leur fardeau fiscal, offriront des stimulants pour les inciter à rester sur le marché du travail, renforceront les soins de santé, et les aideront à demeurer actifs au sein de leurs collectivités.

J’aimerais prendre le temps dont nous disposons ce matin pour décrire brièvement certaines de ces mesures.

Pour commencer, notre gouvernement estime que tous les Canadiens – y compris les aînés – paient trop d’impôts. Nous continuerons à rechercher des moyens d’alléger le fardeau fiscal des Canadiens, y compris des aînés et surtout des citoyens les plus vulnérables de notre pays.

C’est pourquoi nous avons augmenté la prestation maximale du Supplément de revenu garanti de manière à aider 50 000 aînés supplémentaires, et avons adopté une loi pour que les aînés n’aient pas à soumettre année après année de nouvelles demandes de SRG.

C’est également pour cette raison que nous avons autorisé le fractionnement des revenus de pension pour les personnes âgées en couple, ce qui permettra aux aînés de réduire leur fardeau fiscal à compter de l’année d’imposition 2007.

Le budget de 2007 augmentera également le crédit en raison de l’âge de 1000 $, pour faire passer ce dernier de 4 066 $ à 5 066 $. Cette mesure profitera directement aux aînés à faibles revenus : un groupe qu’il convient d’aider en priorité.

Au total, le Plan d’équité fiscale du ministre Flaherty a mis 1 milliard de dollars dans les poches de nos aînés canadiens, et ils méritent chaque penny.

Le budget de 2007 a également instauré d’autres mesures positives qui profiteront aux aînés, comme l’augmentation de la limite d’âge de 69 ans à 71 ans pour convertir un REER. Cette mesure offrira aux aînés de plus amples possibilités de travailler et d’épargner.

L’année dernière, notre gouvernement a doublé le crédit pour revenu de pension, pour le porter à 2 000 $. Ceci revient à remettre pratiquement 900 millions de dollars dans les poches des aînés canadiens, une augmentation sans précédent en 30 ans. Cette mesure a également supprimé 85 000 aînés des listes d’imposition.

Les aînés ne méritent pas uniquement un allégement fiscal. Ils méritent également de pouvoir bénéficier de programmes communautaires locaux qui les encouragent à rester actifs au sein de leurs collectivités.

Le Programme Nouveaux Horizons pour les aînés de notre gouvernement encourage les aînés à faire une différence au sein de leur collectivité. Dans le budget de 2007, nous avons augmenté le budget de Nouveaux Horizons de 10 millions de dollars. Nous prévoyons d’utiliser une partie de ces fonds dans des programmes visant à sensibiliser le public à la violence et à la négligence à l’égard des aînés.

Le Programme Nouveaux Horizons pour les aînés offre de grands avantages aux aînés. C’est également un excellent moyen de renforcer les collectivités.

Depuis son entrée en fonction en janvier 2006, je crois que notre gouvernement a beaucoup accompli pour les aînés. Il a versé de l’argent pour accroître l’accès aux soins de santé et l’abordabilité des logements, encouragé un plus grand nombre d’aînés à demeurer sur le marché du travail et offert un allégement fiscal aux aînés qui en ont le plus besoin.

Toutefois, il reste de nombreux domaines où nous pouvons et devrions agir pour améliorer la vie des aînés de ce pays.

Je pense plus particulièrement à deux domaines prioritaires où, à mon avis, le Conseil national des aînés a la possibilité d’influencer concrètement la vie des aînés canadiens.

Le premier est un domaine que j’ai défini comme une priorité personnelle, à savoir, offrir un soutien aux femmes âgées qui vivent seules et qui perçoivent de faibles revenus.

Les femmes âgées représentent la majorité des aînés canadiens. Elles vivent plus longtemps, et ont 60 p. 100 plus de risques de souffrir de blessures liées à l’âge que les hommes âgés.

Un grand nombre de femmes âgées vivent seules, souvent dans l’isolement. Près de 50 p. 100 des femmes âgées entre 75 et 84 ans dépendent uniquement de leurs propres moyens. On prévoit une augmentation inéluctable de ce nombre au cours de la prochaine décennie.

Le Canada a fait de gros efforts pour réduire la pauvreté parmi les aînés. Au cours des 25 dernières années, le niveau de pauvreté a chuté pour passer de 21 p. 100 à 5,6 p. 100, le plus bas niveau historique.

Toutefois, les personnes âgées seules affichent un taux de pauvreté pratiquement dix fois supérieur à celui des personnes âgées qui vivent en couple. Le revenu moyen des femmes âgées seules n’est que de 19 000 $ par an. Il s’agit du plus bas niveau de sécurité du revenu parmi les aînés.

La majorité des femmes âgées n’ont également pas accès à leur propre revenu de pension privé ou RPC. La plupart dépendent de la Sécurité de vieillesse ou du Supplément de revenu garanti.

Ce groupe d’aînés a besoin de plus qu’un simple soutien de leurs revenus : ils ont besoin d’activités sociales à l’extérieur de leur domicile, d’une aide pour les travaux ménagers et autres tâches similaires, ainsi que d’une assistance pour les aider à rester indépendants dans leurs foyers, s’ils le désirent.

Ils ont également besoin d’une protection contre les criminels et les escrocs qui s’attaquent aux aînés les plus vulnérables et d’un appui pour donner à ceux qui sont maltraités ou négligés le courage de s’exprimer.

Ce qui m’amène au second domaine prioritaire au regard duquel notre gouvernement recherche les orientations du Conseil des aînés : le problème de la violence et de la négligence à l’égard des aînés.

La plupart des personnes ayant participé à l’étude sur la violence et la négligence à l’égard des aînés ont défini cette question comme « les mauvais traitements infligés aux aînés par des personnes en situation de confiance ou d’autorité ou chargées de prendre soin d’eux ».

Il nous faut comprendre que la violence à l’égard des aînés n’est pas uniquement physique. Elle est également financière, émotionnelle, voire psychologique et sexuelle. La négligence est également une autre forme de violence.

Vous ne serez pas surpris si je vous dis que la grande majorité des victimes de violence et de négligence à l’égard des aînés sont des femmes.

D’après le rapport de 2004 de Santé Canada, deux études distinctes menées en Saskatchewan et en Alberta ont indiqué respectivement que 75 p. 100 et 85 p. 100 des victimes de violence et de négligence à l’égard des aînés étaient des femmes.

La violence et la négligence à l’égard des aînés est un fait indéniable : nous en entendons parler tous les jours.

Toutefois, de nombreux aînés ne dénoncent pas les violences qui leur sont faites. Beaucoup ont peur. Beaucoup sont isolés. Beaucoup ont honte d’en parler.

C’est pourquoi les statistiques sur la violence et la négligence à l’égard des aînés sont très peu fiables. Pour l’heure, nos meilleures estimations fondées sur des données de 2002 montrent qu’entre 4 et 10 p. 100 des aînés ont rapporté avoir été victimes d’une forme quelconque de maltraitance.

Bien entendu, nous ne pouvons étudier et nous informer sur cette situation qu’à partir des cas de violence à l’égard des aînés qui sont rapportés. Lorsque des aînés parlent de ce qui leur est arrivé, cela donne à d’autres aînés le courage de s’exprimer également. Lorsque les violences faites aux aînés ne sont pas dénoncées, on ne permet pas au mur du silence de se briser.

Nous demandons au Conseil national des aînés de chercher des moyens de sensibiliser nos collectivités d’aînés à l’existence des violences faites aux personnes âgées, dans ses formes les plus viles.

Deuxièmement, nous demandons au Conseil de nous soumettre des propositions sur la manière dont nous pouvons briser le mur du silence et montrer aux aînés que la violence à l’égard des personnes âgées existe, qu’elle n’est pas tolérée, et qu’il existe au sein de nos collectivités des personnes qui peuvent aider les victimes de mauvais traitements.

La sensibilisation du public ne suffira pas à elle seule à prévenir la violence. Toutefois, si nous pouvons inciter les gens à parler – si nous pouvons faire comprendre aux personnes âgées que la violence à l’égard des aînés existe – et sous quelle forme elle existe, je pense que nous pouvons réellement contribuer à améliorer la situation.

De nombreuses provinces ont déjà pris des mesures. L’Ontario a récemment mis en œuvre un plan quinquennal pour lutter contre la violence faite aux aînés, en se concentrant sur des activités de sensibilisation et d’éducation du public.

Dès 1991, le Seniors Advisory Council of British Columbia avait défini la violence et la négligence à l’égard des aînés comme une priorité et mis sur pied un groupe de travail pour étudier cette question de plus près.

Notre gouvernement a également pris des mesures. Le budget de 2007 a ajouté 10 millions de dollars au Programme Nouveaux Horizons pour les aînés et une partie de cet argent aidera à lutter contre la violence faite aux aînés.

J’espère que le Conseil national des aînés pourra soumettre des propositions réalistes pour compléter ces travaux.

Il existe bien entendu de nombreuses autres questions au regard desquelles le Conseil national des aînés pourra fournir un appui direct à notre gouvernement.

Au cours des cinq derniers mois, j’ai eu l’occasion d’entendre plusieurs aînés et groupes d’aînés. Ils m’ont communiqué quelques-unes des questions soulevées par leurs membres. J’ai écouté leurs préoccupations, et nous avons entretenu un dialogue.

Permettez-moi de partager avec vous certaines de ces préoccupations.

De nombreux aînés, par exemple, ont soulevé devant moi la question de la retraite obligatoire dans des secteurs réglementés par le gouvernement fédéral où, pour certains, la retraite est obligatoire à l’âge de 65 ans.

À l’heure actuelle, l’âge moyen de la retraite est de 62 ans. Toutefois, ne nous voilons pas la face : l’âge de nombreuses personnes âgées est une question d’état d’esprit. Aujourd’hui, les aînés demeurent actifs et dynamiques bien après 65 ans.

En fait, on dit souvent qu’aujourd’hui, 65 ans est le nouveau 45 ans! Je sais que la plupart des gens autour de cette table seront certainement d’accord avec moi.

Cette question ne concerne pas uniquement les secteurs réglementés par le gouvernement fédéral. Quels que soient leurs fonctions ou le lieu où ils travaillent, les aînés devraient avoir la possibilité de choisir eux-mêmes leur avenir.

Pour certains, cette possibilité pourra être de rester sur le marché du travail, soit parce que leurs besoins en revenus l’exigent, soit parce qu’ils apprécient tout simplement leur emploi ou l’environnement dans lequel ils travaillent.

Cela devrait être une question de choix. C’est pourquoi dans le budget de 2007, nous avons proposé une retraite progressive, une mesure positive qui permettra à un employeur de payer simultanément une retraite partielle à ses employés âgés de 55 ans et plus, ainsi qu’une autre prestation de retraite.

Cette mesure servira de stimulant pour inciter les employeurs à embaucher des aînés, et permettra aux aînés d’accroître leurs prestations de retraite tout en travaillant.

Ce n’est qu’une question de choix : si les aînés veulent rester sur le marché du travail, ils méritent qu’on leur en offre la possibilité.

De nombreuses provinces ont déjà pris des mesures pour modifier leur droit du travail. En décembre dernier, le gouvernement de l’Ontario a déposé un projet de loi visant à abolir la retraite obligatoire. De même, en avril, le procureur général de Colombie-Britannique a déposé un projet de loi pour donner aux aînés ayant atteint l’âge de 65 ans la possibilité de continuer à travailler.

Dans les mois à venir, le Conseil des aînés pourra également étudier cette question plus en détail.

Pour conclure mes remarques au Conseil ce matin, il me faut dire quelques mots sur une question qui influencera de nombreux aspects du travail que nous sommes sur le point d’entreprendre ensemble.

Je fais bien entendu référence à l’évolution du paysage démographique de notre pays.

Au cours des 20 prochaines années, le nombre d’aînés au Canada connaîtra une poussée fulgurante. D’ici 2031, les aînés représenteront près de 25 p. 100 – soit un quart – de notre population.

J’ai mentionné la question de la santé et du bien-être des aînés. Grâce à un mode de vie sain et à l’évolution des produits pharmaceutiques, les aînés vivent plus longtemps. D’ici 2041, l’espérance de vie moyenne des hommes sera de 81 ans et de 86 ans pour les femmes.

En 1980, l’âge moyen des Canadiens était de 29 ans. En 2000, il était de 37 ans. D’ici 2050, il avoisinera 43 ans.

Il est inutile de dire que le vieillissement de la population du Canada aura d’énormes répercussions sur le système de soins de santé de notre pays.

Je sais qu’aujourd’hui j’ai soulevé un certain nombre de questions liées à la sécurité personnelle et à la sécurité du revenu. Toutefois, je dois dire que la préoccupation majeure des aînés que j’ai rencontrés reste sans conteste la possibilité d’avoir accès à des soins de santé opportuns et abordables.

Cette question est prioritaire parce qu’elle touche de nombreux aînés à un niveau personnel intime.

Quarante-quatre pour cent des dépenses du Canada dans les soins de santé concernent directement les aînés, qui représentent 13 p. 100 de la population. Et permettez-moi de vous rappeler que les aînés de 80 ans et plus représentent le groupe d’âge dont le taux de croissance est le plus rapide du Canada.

L’accès des aînés aux soins – qu’il s’agisse de soins médicaux, d’aides naturelles ou de soins palliatifs à plus long terme – représentera une question éminemment importante pour les Canadiens au cours des prochaines décennies.

Imaginez ceci : on recense actuellement 4 millions d’aînés au Canada. Rappelez‑vous qu’au cours des 20 prochaines années, ce nombre doublera pour atteindre approximativement 9 millions.

En ce moment, on ne compte que 200 gériatres en activité, d’après un récent rapport de Radio-Canada.

À l’heure actuelle, en 2007, huit nouveaux étudiants au Canada pratiquent la médecine gériatrique. Huit étudiants sur l’ensemble du pays.

En 2011, lorsque le premier lot d’enfants du baby-boom sera sur le point de partir en retraite, près d’un tiers des 200 gériatres du Canada auront eux-mêmes pris leur retraite.

Ce n’est qu’un aperçu de quelques-uns des problèmes complexes auxquels le Canada se trouvera confronté dans les décennies à venir. Notre gouvernement a déjà pris des mesures pour relever certains de ces défis.

Le Conseil national des aînés a notamment été créé dans l’optique d’aider notre gouvernement à aborder de front ces problèmes d’importance critique pour notre pays.

Nous avons besoin que le Conseil national des aînés comprenne et saisisse l’extrême importance des enjeux que le Canada devra relever au cours des prochaines années.

Il est également essentiel que le Conseil national des aînés aille à la rencontre des aînés et de leurs collectivités partout dans le pays.

Le Conseil devra discuter avec des aînés et des groupes d’aînés. Nous avons besoin que vous écoutiez leurs préoccupations. Toutefois, nous devons travailler ensemble.

Aujourd’hui, j’ai mis en exergue les domaines où, je l’espère, le Conseil national des aînés pourra améliorer la vie des aînés canadiens.

Maintenant, j’ai besoin que le Conseil national des aînés informe notre gouvernement des enjeux auxquels se trouvent confrontés les aînés aujourd’hui qu’il juge les plus importants.

Pour résumer, notre communication doit aller dans les deux sens. Ce Conseil a le mandat d’étudier les enjeux d’importance nationale pour les aînés et d’en rendre compte.

Pour ce faire, le Conseil devra chercher quels sont ces enjeux en rencontrant des aînés, en les écoutant et, surtout et avant tout, en leur tendant la main.

J’espère sincèrement que nous pourrons utiliser ce Conseil comme véhicule pour connaître les points de vue de tous les aînés, où qu’ils habitent dans ce pays.

Nos aînés ne méritent pas moins. Ils ont construit ce pays, travaillé dur, et se sont sacrifiés pour que la génération qui leur succède puisse jouir d’un meilleur niveau de vie.

Bref, ils ont aidé à bâtir ce pays et à faire du Canada ce qu’il est aujourd’hui.

Ils méritent d’avoir voix au chapitre sur les enjeux qui les concernent. C’est pourquoi nous avons créé le Conseil national des aînés, et c’est pourquoi chacun de nous a le privilège d’être ici aujourd’hui.

En tant que membres du Conseil, notre gouvernement a besoin de votre aide pour trouver des moyens de les aider à atteindre ce but.

Lorsque je regarde autour de moi dans cette pièce, je sais que nous avons un Conseil qui est plus que capable de répondre aux attentes élevées que tous les Canadiens ont mises en nous, et tout particulièrement les aînés.

Je ne pense pas que quiconque à cette table entend les décevoir. Je vous remercie.